Enregistrement de la parole

lundi 26 janvier 2009

Quelques motivations

La possibilité de réaliser des enregistrements audio à l’intérieur du tunnel de gradients présente de nombreux intérêts. A titre indicatif, en voici quelques uns.

  • Sans aucun sujet dans le scanner, il est intéressant d’enregistrer le bruit de commutation des gradients. C’est cette commutation qui est à l’origine du bruit strident et très intense des acquisitions EPI. La possibilité d’enregistrer ce bruit, d’en quantifier les caractéristiques spectrales, peut permettre la mise au point de séquences moins bruyantes.
  • En dehors de toute expérience fonctionnelle, il peut être utile de communiquer avec le sujet. Cela peut parfois diminuer le stress de celui-ci de façon intéressante.
  • Dans les expériences relatives au langage (parlé) , l’utlisation du micro peut être fondamentale. Du point de vue du traitement IRMf, l’enregistrement de la production vocale peut permettre :
    • de définir les onsets et les durées des moments de production de parole, et d’intégrer ces données dans le traitement statistique.
    • d’analyse le contenu de la production vocale, d’étendre les choix des réponses possible, d’intégrer des critères d’intelligibilité, de difficulté articulatoire, ...

Dans tous les cas, il faut également être conscient qu’une telle production peut également engendrer des mouvements de la tête non négligeables.

Le développement

Les solutions optiques et pneumatiques s’avérant trop délicates à mettre en œuvre, nous nous sommes orientés vers une solution basée sur des capsules piezoélectriques. Rappelons que la caractéristique des céramiques piezoélectriques est de générer une différence de potenciel lors d’un éventuelle déformation. La déformation est ici due à la vibration causée par le déplacement d’air dû à la production de parole. On crée ainsi un micro céramique.

Pour infoi, voici les deux types de capsules que nous avons utilisées :

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